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Pour ceux qui veulent s'entraîner, voici le texte de la dictée proposée hier aux candidats du concours de Coulaures sur le thème de l'oie.
Nous marquons les endroits des fautes le plus fréquemment rencontrées
L’oie de chez nous
On n’a guère flatté l’oie dans les représentations collectives qu’on a propagées à travers les fables et les expressions populaires ; outre sa réputation de commère cancanière, sa bêtise n’y a d’égale que sa suspicieuse pruderie. Laisse là ces racontars désobligeants. Toi qui désires découvrir une oie telle que tu peux l’avoir aperçue, en effigie, comme emblème du Périgord Vert , c’est sur les coteaux verdoyants de Coulaures que tu l’apprécieras le mieux dans son décor traditionnel. Des anatidés, ses ancêtres, ont dû jadis naître et se complaire ici, dans ces vallons aquatiques et herbageux, et se laisser peu à peu apprivoiser par les paysans du terroir qui les nourrissaient à satiété dans leurs basses-cours.
Dès qu’une petite fille ici avait quelque peu grandi, avec coiffe, sabots et sa robe brodée, elle devenait gardeuse d’oies, ravissement des photographes d’antan. Quoiqu’elle fût censée se charger de leur surveillance, elle-même était en fait confiée à la garde de ces volatiles éminemment vigilants. « L’oie oit-elle ? » demandait plaisamment un humoriste. Oh ! oui ! Quelle ouïe ! Et sa perception des dangers donne généralement lieu à des criaillements bien plus impressionnants que l’aboiement d’un chien. Quant au jars sournois, s’il est mis en colère par un intrus, il me paraît dix mille fois plus hargneux que le dogue excité !
Et cependant l’oie du Périgord est synonyme de délice et de douceur. Elle recèle en ses viscères un mets très recherché, et son plumage dont nos couettes sont rembourrées confère à notre repos un incomparable confort.
Tolérances :
n’y a d’égal
leur basse-cour
de délices et de douceurs
coite (eh ! oui) prononcer [kwet].