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Notre municipalité et la Fnaca (Fédération Nationale des Anciens Combattants d'Algérie) ont procédé ce samedi à l'inauguration de la stèle commémorant le Cessez-le-Feu du 12 mars 1962, permettant à court terme la résolution d'un conflit qui opposait depuis près de dix ans les gouvernements français au FLN algérien (Front de Libération Nationale), et signant la fin de l'esprit colonial.
Quarante drapeaux venus des quatre coins du canton (un afflux exceptionnel) ont salué la mémoire des quelque trente mille combattants, sans compter les victimes civiles, morts au cours de ce qu'il est maintenant convenu d'appeler une guerre. Ils ont notamment fait mémoire de Louis Viacroze, le seul Clermontois victime en Algérie de cette période dramatique, et des deux blessés graves qui ont subi douloureusement, leur vie durant, les conséquences de leurs traumatismes.Et les harkis, sans qui la France ne serait pas la France, n'ont pas été oubliés au cours de la cérémonie.
Les porte-drapeaux ont aussi rendu hommage devant le Monument aux Morts à toutes les victimes des guerres mondiales, dans un grand moment de recueillement.
Cendrine Chaussade, maire, et Jean-Claude Sautonie maître de cérémonie, aux côtés d'Annie Sedan notre conseillère générale
Les discours de Cendrine Chaussade, notre maire, fille d'un ancien combattant d'Algérie, du Président de la Fnaca, puis d'Annie Sedan, notre conseillère générale, étaient empreints de solennité, de respect, et de vibrants appels à la paix, laquelle vaut toujours mieux que les luttes armées quand les enjeux sont négociables.
Un pot de l'amitié - qu'il a fallu réassortir au vu de l'affluence- a suivi ces festivités émouvantes. Il a permis à ceux qui ne connaissaient pas Clermont d'Excideuil d'en apprécier le civisme, les panoramas et la qualité d'accueil.