12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 08:11

 

 

Nos adhérents s'illustrent en orthographe

Ce mois de juin a offert aux adhérents du Club du Troisième Âge de prouver leurs compétences orthographiques dans des concours.

Guy Frysou qui représentait la Dorgogne au concours national d'Aix-les-Bains (Savoie), s'est montré moins brillant que l'an dernier, mais s'est placé à une honorable 15ème place.

Le 6 juin, au concours départemental de Nontron , qui regroupait soixante et onze candidats, les cinq représentants du Club de Clermont ont récolté un prix, se classant tous dans le premier tiers du palmarès et quatre dans les dix premiers. Bravo à eux !

Nos adhérents s'illustrent en orthographe

En guise d'entraînement voici le texte qui leur a été soumis, rédigé par Catherine Schunck, championne 2013, présidente du Club de la Pierre Angulaire.

Le couteau de Nontron, orgueil de la ville éponyme.

La simplicité et l’élégance caractérisent ce couteau de poche pliable, fleuron de l’artisanat local traditionnel.

La lame est habituellement fixée par une virole en laiton à un manche de buis finement décoré. Sa forme en feuille de sauge est restée telle qu’à l’origine. Parfois le manche est en ébène. La virole est alors en maillechort, alliage de cuivre, de nickel et de zinc dont la couleur argentée sied mieux à ce bois noble.

Contrairement à leurs homologues suisses, pratiques mais encombrés de tire-bouchons, de cure-dents et autres ouvre-boîtes, les couteaux de Nontron ne déparent pas les tables. Les maîtresses de maison peuvent les disposer sereinement sur leurs nappes beiges ou bleu lavande, à droite des assiettes qui accueilleront les délices préparées par le maître-queux, dont les effluves, venus de la cuisine contiguë à la salle à manger, sont les prémices aromatisées.

Mais ces ustensiles élégants sont aussi des outils polyvalents, qui, bien affûtés, coupent les branches des châtaigniers avec la même facilité que les tiges des fuchsias, des forsythias ou des groseilliers et tranchent un cuissot de chevreuil aussi bien qu’un rôti dans le faux-filet.

Il arrive que leur emploi soit détourné de l’usage habituel : n’a-t-on pas vu un jour un malheureux allergique gratter avec la lame de son couteau de Nontron l’urticaire provoquée par l’ingestion de scorsonères poêlées ? Et ne dit-on pas que la lame régicide que François Ravaillac plongea dans la poitrine du bon roi Henri était celle d’un couteau de Nontron ?

Quel qu’en soit l’usage, fallut-il que ce chef-d’œuvre de la coutellerie fût remarquable pour qu’il franchît ainsi sans altération près d’un demi-millénaire et contribuât encore, en notre vingt et unième siècle, à la réputation de la ville de Nontron !

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