/ / /

A un kilomètre environ d'Excideuil, sur la route de Saint-Sulpice, une côte ensoleillée suivie d'une route courbe et plate limitée par le virage brusque de Fonfarière... voilà Pierre Brune. 

P0056.jpgIl conviendrait plutôt d'écrire Pierres Brunes car le toponyme Peyras Brunas fait référence à un alignement de plus de 200 menhirs, encore visibles vers 1790 et cité par l'archéologue Wlgrim  Taillefer qui écrivait en 1821 que l’on pouvait  voir les restes de ce cromlech. On a pu lire que les pierres avaient servi pour faire des routes.

 Il est plus vraisemblable que les pierres brunes aient  été exploitées pour le minerai de fer qu’elles contenaient ou qu'elles aient été  utilisées dans les forges  pour leur qualité de résistance au feu. On peut encore en voir quelques-unes, d'assez petite taille, chez des particuliers ou dans les bois. Il n'est pas exclu d'en trouver encore à l'occasion de terrassements.

Pour en savoir plus, cliquez... Les pierres brunes de Clermont

 

 

IMGP3396.JPG(photo M.Latour)


  Avant 1940, moins d'une dizaine de familles  résidaient à Pierre Brune. La grande maison du haut avait deux métairies à proximité. Les autres fermes  pratiquaient l'élevage. La grande maison du bas a servi, un temps, de colonie de vacances.


IMGP5489.JPGLe hameau de Fonfarière est indissociable de Pierre Brune. Son nom signifie "la fontaine du fer" ou la "fontaine des forgerons. Le "sieur de Fonfarière"  était  au 17° s  Pierre Pasquet, fils d'un notaire d'Excideuil et rejeton d'une famille de maîtres de forges fameuse dans la région, les Pasquet de Savignac. Il était petit-fils par sa mère de François Pasquet de Savignac et de Françoise de Lignac. La collecte des minerais restait d'ailleurs une activité traditionnelle de la région, au 19 ème siècle ; elle consistait à ramasser en surface du minerai de fer ( photo ci-contre) et à le livrer aux maîtres de forges des environs,  apportant aux  familles de paysans un complément de revenus apprécié.


Le nom du Verdier viendrait de l'Occitan "vargier" qui signifie jardin. On n'y comptait autrefois qu'une seule maison, celle du bout de la route goudronnée. Le sieur du Verdier était au 17° siècle Jacques Chasteau, capitaine du chäteau dExcideuil et frère de Bertrand Chasteau, sieur de Clermont, juge du Marquisat d'Excideuil en 1660.

 

Le lieu-dit “le Chatenet” évoque la présence de châtaigniers. Plus bas, juste avant Excideuil, on trouve aussi "les Garennes".

On peut supposer que ce secteur a connu une activité intense vers 1880, au moment de la construction de la voie ferrée et du tunnel de Clermont.

 

A partir des années 60, de nombreuses nouvelles maisons ont été construites, toutes différentes, coquettes et souvent très fleuries. Ce sont essentiellement des résidences principales.

Un chemin de randonnée mène du bourg de Clermont au Verdier, par Vialard, en passant sous un pont de l'ancienne  voie ferrée Excideuil-Thiviers. Il redescend ensuite vers les Vergnes.

Les promeneurs apprécient la fraîcheur du lavoir restauré de Fonfarière, situé à mi-chemin de Pierre Brune et d'Autrevialle.


IMGP5491.JPG

Les habitants de Pierre Brune et des lieux-dits qui y sont associés apprécient la proximité d'Excideuil mais sont aussi fiers d'être Clermontois. Beaucoup d'entr'eux s'investissent d'ailleurs dans la vie associative de ces deux villages.

Partager cette page

Repost 0
Publié par

Présentation

  • : Le blog du Clermontois
  • Le blog du Clermontois
  • : pour tout savoir sur les activités des associations de Clermont
  • Contact